La Borne
Un grand lieu de la céramique
La Borne est un haut lieu de la céramique traditionnelle et contemporaine, qui a pu
se développer et promouvoir ses potiers notamment grâce au Centre de Création Céramique de La Borne (CCCLB).
Le centre de céramique actuel a été créé à la suite de nombreuses expositions qui se passer sans lieu précis (dans un grange du village en 1962,
dans le café de Bernadette l'année d'après et par la suite lors de la désaffectation de l'école par la mise en place du ramassage scolaire les expos furent transféré à l'école.)
Depuis 1970, c'est en ce lieu que ce passe l'exposition permanente avec les céramistes adhérents, ainsi que les expositions
temporaires.
La Galerie du Centre de Création Céramique de La Borne est un lieu d'expositions, d'information et de documentation qui reçoit plusieurs milliers
de visiteurs par an. Elle est animée par une association qui réunit une cinquantaine de céramistes de nationalités différentes. Ces créateurs travaillent et exposent dans des ateliers
professionnels répartis sur quinze communes avoisinantes, ainsi qu'à La Borne même. Par son activité, le centre de céramique contribue depuis trente ans au développement d'une culture céramique
vivante, contemporaine et diverses (nombreuses expositions toute l'année, rencontres internationales, événements, édition, conférences).
Le centre organise deux types d'expositions :
-l'exposition permanente dans les locaux du centre, qui présente un panorama de la production des ateliers des cinquante membres de l'association. Des expositions nationales et internationales
en invitant des céramistes et plasticiens. Cette activité de diffusion, une des activités les plus visibles du centre, a grandi en notoriété. La qualité des six expositions annuelles inscrit La
Borne parmi les lieux incontournables de la céramique française, et devient un rendez-vous pour les artistes et un nombreux public de connaisseurs. Elle remplit également un rôle d'éducation
populaire en mettant ces oeuvres à la portée d'un large public. Le projet du centre peut se résumer en trois thèmes principaux : culture, économie, patrimoine.
Derrière ce lieu a été créer en 1995 un atelier-relais permettant l'accueil de potiers en cours d'installations ou des intervenants étrangers ou non et un four couché a été construit en
2004.
De plus, le centre a mis en place des rencontres céramiques internationales (en 1986 et 1988, cuisson rapide et sculpture, 1990 la Borne en feu, 2007 la borne s'en flamme...).
La Borne et sa région sont depuis 1250 un lieu de poterie. C'est est un village près d'Henrichemont qui tire son nom de la borne qui marquait la limite entre la Principauté de Boisbelle et les
terres de Maupas (Morogues).
Trois éléments essentiels ont contribué à favoriser et à pérenniser la poterie à la Borne :
-la terre en quantité et qualité favorable,
-le bois grâce à des forets abondants
-et l'eau nécessaire à diverses étapes de la fabrication d'un pot.
Au XVIIs, des registres attestent du travail de la terre et du filon de grés entre la Borne et st amand.
La production des potiers du Haut Berry se compose essentiellement de pièces usuelles au sel ; cuveaux, saloirs, vinaigriers, cruches, pichets, pot à lait, ... des poteries d'usages ou
d'agreements.Des pièces plus exceptionnelles apparaissent tel que des croix de calvaires, épis de faîtage, bouteilles et grands vinaigriers à forme humaine. Cette production perdurera jusqu'au
XXs.
De la première moitié du XIXs à 1930, la Borne connu une forte expansion et une croissance économique favorable aux potiers. Durant cette période des familles laissèrent leurs noms tel que les
Talbot, François Guilpain (qui exposa deux pièces à l'exposition de 1889 dont un toulon et un saloir de 600 litres), Bedu, Foucher...
La poterie était encore traditionnelle avec une utilité domestique : saloirs, pots à laits, bouteilles et divers contenants.
Après la seconde guerre, un déclin économique changea le mode de fonctionnement des potiers. Ils ne restaient plus que 4 potiers traditionnels. Dès lors, la Borne connu un virage artistique
avec la venue de potiers travaillant des oeuvres imagiers, des objets décoratifs, épis de faîtage et des objets d'inspirations religieuses, satirique et naïve.
Le nouvel artisanat artistique prend la relève avec des potiers ayant des bases venant des Beaux-Arts ou des Arts Décoratifs. On peut encore voir les oeuvres d'Yvanoff, de Linard, André Rozay
et les Lerats longtemps professeurs aux beaux-arts de Bourges.
La Borne de par son aura attirera beaucoup de potiers venu d ailleurs qui y laissèrent leurs empruntes tel que Janet Stedman qui travaillera pendant 10 ans auprès de Pierre Digan, Christine
Pedley et Steen Kepp qui construira le premier four de type orientale après une voyage autour du monde. Il sera le précurseur de technique d'embraisement dans un four tunnel...
Grâce à ces influences très diverses, viendront s'établir sur la Borne des potiers qui marieront leur travail de la terre à celui du feu.
Hervé Rousseau s'établira à Boisbelle où il construira un four à 3 chambres de type japonais de 9m3. La production est sous influence, hétéroclites venu de diverses voyages.
Eric Astoul qui possède un four couche de 7m3, reprenant la typologie de four thaïlandais et beaucoup d'autres de nationalités différentes qui a permis a la Borne d'étre un lieu majeur de la
culture céramique contemporaine.