
Tabouret en colaboration avec Jérome Galvin

Marko Savard
Marko travail la faïence rouge en tournage et en façonnage.
Il présente à Gaïa un série de pièces utilitaire utilisant la sérigraphie et comme motif récurent, la
mouche.
Ces pièces peuvent être tournées (bol, tasse, shooter...), mais également faite à l’aide d’une crouteuse. Appareil
qui permet de faire des plaques de terre. Il réalise ainsi des assiettes, des plats à olives, et divers contenants pour l’apéritif.
C’est également en utilisant la technique des plaques que Marko réalise ses tabourets.
Je reproduis si dessous l’article parut dans 'Voir' où Marko explique sa démarche.A la suite de l’exposition Prémisse, qui a eu lieu du 4 octobre au 3 novembre 2007 à la Guilde canadienne des Métiers d’Art à Montréal.
L’art des tabourets
Ce tabouret est-il un tabouret? C’est la question qu’on peut se poser devant la nouvelle exposition de la Guilde
canadienne des métiers d’art, Prémisse, présentant l’exploration formelle de Marko Savard autour d’un simple objet utilitaire.
Le céramiste Marko Savard n’aime pas les conventions. Un tabouret n’est pas nécessairement fait pour s’asseoir. Un
tabouret peut aussi être en céramique. «Pour moi, la fonction est secondaire», déclare-t-il.
Avec son exposition Prémisse à la Guilde des métiers d’art, il s’engage dans un nouveau champ d’exploration qui
rend plus mince la frontière entre l’objet utilitaire et la sculpture. S’il a pris pour sujet le tabouret, c’est autant pour le potentiel qu’il trouve dans la forme de l’objet que pour
l’ambiguïté que suscite un meuble en céramique. Car si les tabourets en porcelaine sont assez répandus dans la tradition chinoise, nos sociétés occidentales associent peu céramique et tabouret,
à quelques exceptions près, comme le Bronze XO de Philippe Starck.
«Les gens sont très sceptiques quant à la fonctionnalité de mes tabourets. On ose à peine s’y asseoir», plaisante
Marko Savard. Non content de créer des meubles en céramique, l’artiste s’est lancé dans un délire de formes, même à partir de cylindres fermés. Ici, il improvise une table; ailleurs, il ajoure
ses productions pour créer des effets de transparence. Il va même jusqu’à insérer à l’intérieur des sérigraphies qui vont se dévoiler ou non, selon les ouvertures aménagées dans le corps de ce
qu’il appelle son «mobilier sculptural».
Fort de dix ans d’expérience, Marko Savard a toujours cherché à dépasser la fonctionnalité de ses créations,
quitte à leur conférer un côté ludique, souvent plein d’humour. Après sa «forêt» de tubulures noires, vase fermé muté en sculpture symbolique (exposée au centre de céramique Bonsecours), il a
exploré le thème du chien pendant plusieurs années. «J’ai fait des plateaux aux formes de chiens couchés, des gros chiens-jardinières, des chiens-sculptures pour jardin... des chiens jusqu’à
saturation», se souvient-il. Depuis, il a davantage travaillé les effets de la matière, avec des pièces à engobe noir qui semblent avoir été martelées comme du métal.
11 octobre 2007
Alain Hochereau